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Quand tu reviens d´Ibiza

Comme une image floue qui apparaît quand l’appareil opère sa mise au point, il faut un peu de temps, retour de voyage, pour que se précise l’image que l’on en ramène.(ML)

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Quand tu reviens d’Ibiza, il te faut un peu de temps, prendre du recul, pour voir enfIn se dessiner l’image de l’île. Comme toujours, quand on revient de voyage, ce sont les visages qui sortent du flou. Ensuite seulement, les paysages, les décors, les lieux traversés, renforcent les souvenirs.  Alors commence la musique, monte la lumière, tu distingues la nuit et le jour, le soleil et le bleu du ciel. Pour les vétérans, la musique de Pink Floyd reviendra au film “More”, qui fit connaître l’île des hippies, de ceux qui cherchaient déjà un ailleurs, une fenêtre permettant d’échapper à la société qui ne pensait qu’à consommer et pas assez à rêver.

Quand tu reviens d’Ibiza, selon ce que tu y auras reçu, tu verras la Méditerranée lancer ses vagues à l’assaut des montagnes, des sentiers suivre la côte dentelée entre les pins odorants, des chiens courir dans l’écume et le crépuscule, avec des silhouettes qui suivent leur piste familière. Toujours, les chiens s’arrêtent, pour vérifier si leur compagnon humain va bien. La main passe sur la tête du chien, le temps s’arrête, la balade reprend son cours. Tu t’arrêtes dans ce café planté au-dessus de la baie où se balancent des canots et le café te semble plus parfumé qu’ailleurs. Les mots échangés, après la balade, sont simples et sans détours. Plus tard, tu passes par l’épicerie où le pain est dense, au levain, et en accord avec le jambon coupé fin. Quand le soir descend sur le rocher qui émerge de la mer où la soleil prend feu tu regardes la lune qui escalade le soir, elle découpe un très fin et pâle croissant, pareil à une virgule dans un texte aimé d’un livre cent fois relu.

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Quand tu reviens d’Ibiza, tu revois la maison entourée de son mur de pierre, calfeutrée dans les arbres, avec des terrasses ouvertes sur le panorama, tu te souviens de la saveur de ce tajine aux figues et des conversations tournant autour du vaste monde qui se déploie, entre la mer et les montagnes, et au-delà. Quand tu reviens d’Ibiza, tu te souviens aussi de Formentera, du ferry se détachant du port pour gagner une île plus petite. Ce voyage, tu l’auras accompli comme une odyssée, contemplant les navires au large, le miroitement des toits dans le lointain, avec la grâce de la brise dans les cheveux des gens sur le pont où un chien, nez au vent, ressemble à une statue, calme, calme. San Francisco t’auras pris sous son charme, avec ses ruelles menant à des boutiques aux vitrines insolites, avec ses lumières douces et un grand café à la terrasse ressemblant à une scène de théâtre. Puis la route qui menait à la maison basse, isolée près du Cap Barbaria, se faisait de plus en plus étroite, croisait une caravane Airstream rappelant la carlingue des DC3 et de voyages au long-cours, te conduisait à une demeure qui serait une île dans l’île, je ne sais pas si tu me comprends.

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Un endroit où règne la paix, où des oiseaux raient l’azur d’un trait ferme, où le repas du soir est une fête, où l’on se sent ensemble mais jamais étouffé. Il y aura d’autres randonnées, une langue de terre prise entre deux ailes d’eau de cristal bleu, le sable qui poudroie, des échos de langue espagnole, belle comme une chanson.

ibizahouserenting.com - formentera II

Quand tu reviens d’Ibiza, tu as l’impression d’être entré dans une chanson, une ballade enfouie quelque part dans ta mémoire, et qui te donnes envie de prendre le large…

A vrai dire, quand tu reviens d’Ibiza, tu as envie d’y revenir.

ibizahouserenting.com-Marcel-Leroy

Nous remercions M. Marcel Leroy, grand reporter, qui a bien voulu nous faire part de son expérience Ibizenca
Ibiza House Renting.